Eléments complémentaires liés à la vie et à l'œuvre
du compositeur Ladislas de Rohozinski


Lieux où a habité le compositeur :

Propriété familiale de " Cyboulow " en Ukraine (avant 1917)

Manoir Leliwa à Nice

puis Paris :

14 rue de l'assomption, Paris XVIè me 1926 à 1930
34 rue des vignes, Paris XVI ème 1936
39 rue Sheffer, Paris XVI ème 1936

Semur de 1930 à 1933 (l'été)
Propriété familiale (du côté de son épouse) de Chateauneuf les Bains 1936,37 etc …

Personnes auxquelles des œuvres sont dédiées
  Lien avec le compositeur
Nouryé son épouse
Mirhi sa fille
Lili, ma fille Lili sa fille
Jean son fils (huit petite pièces pour piano)
Wladzio son fils (huit petite pièces pour piano)
à ma mère  
Pierre de Sentenac  
Isès  
Mlle Lauwrence Dugas  
à la mémoire de Joachim Gasquet un ami poète et journaliste (" Le Soleil du midi " en mars 1919, rubrique à " la vie parisienne ")
Marsa et Jacques Mellon amis de la famille
Louis Fleury musicien
Mademoiselle Jeanne Gautier musicienne
René Leroy musicien flûtiste qui a joué pour des 1ères auditions
Mademoiselle Yvonne Daudens musicienne
Albert Roussel compositeur (1869-1937)
Alfred Lombard peintre
Gabriel Boissy critique musical
Mario Meunier Héllèniste, écrivain
Louisette Mille  
Poètes qui ont inspiré le compositeur :

- Rabindranath Tagore
- G. d'Annunzio
- Baudelaire
- Paul Verlaine
- Toulet
- Jean Pourtal
- Madame de Noailles (comtesse de Noailles)
- Xavier de Magallon
- Georges-Louis Garnier
- Emmanuel Delbousquet
- Musset
- Gauthiers Villars
- Pierre Loti

Lieux où le compositeur a été joué : Monte Carlo
Marseille
Paris
France (Marseille, Paris, Grenoble, Nantes etc …)
Londres Amériques,
Autriche Suède
Et TSF à Paris ( Tour Eiffel et PTT) et pour la Province

Musiciens qui ont joué ses œuvres, classés par type d'œuvre

 

Œuvres pour violoncelle ou violoncelle et piano

Mlle Anna Nehr (violoncelliste) Mme Alazard-Nehr (violoncelle), Mlle Aron (pianiste) Mme Alazard-Nehr (1er prix du conservatoire de Paris) et Ladislas de Rohozinski Anita Cartier (violoncelle)

Œuvres orchestrales :

sous la direction de M. Léon Jehin avec le concours de Mlle Divna Gavrilovitch (piano) et M. Henry Wagemans (violon) sous la direction de M. Léon Jehin avec le concours de M. Umberto Benedetti (violoncelliste) sous la direction de M. Léon Jehin (Maître de Chapelle de S.A.S. le Prince de Monaco) avec le concours de Mlle Marcelle Herrenschmidt (pianiste, 1er prix du conservatoire de Paris)

Mélodies chantées par :

Mlle Valentin Mme de Wieniawska , au piano l'auteur Mme Fourgeaud-Grovlez Jane Bathori, au piano l'auteur Mme Marcelle Vié, au piano l'auteur Mlle de Jonquières Mme Marthe Lebasque et l'auteur au piano Suzanne Peignot et l'auteur au piano J. Courtin et l'auteur au piano

Œuvres pour violon et piano jouées par :

Mlles Corrie Psichari (violon) et Marcelle Herrenschmidt (pianiste 1er prix du conservatoire de Paris) Hélène Favory et Yvonne Curti Mme Siohan-Corrie Psichari (violon) et Mlle Marcelle Herrenschmidt (piano) Mme Loiseau (piano) et M. Emile Loiseau (violon-solo à l'opéra et aux concerts du conservatoire) Yvonne Daudens (violon) et l'auteur Mlle Stéphanie Berr de Turique (violon) et l'auteur Mme M. Joviaux de Scheemaeker (violon) et Mlle Clémence Delbouille (piano) Mlle Jeanne Gautier (violon) et M. Gautier Hélène Arnitz et Mme Daval Hélène Arnitz et A. Labinsky

Œuvre pour flûte et harpe jouée par :

Mlle Lili Laskine et M. René Leroy

Œuvre pour harpe jouée par :

Mme Jeanne Dalliès

Œuvres pour piano seul jouées par :

Jane Mortier - piano Pleyel
Mme Arnoult-Roelens
Mlle Colette Daval
Jeanne Leleu L'auteur,
Ladislas de Rohozinski
Jaqueline Blacard

La Suite brève a été jouée par :

MM. René Le Roy (flûte), Robert Siohan (alto et aussi chef d'orchestre) et Mlle Lili Laskine de l'Opéra (harpe) MM. René Le Roy (flûte), R. Siohan (alto) et Mme Paterson-Strobants (harpe) MM. René Le Roy (flûte), R. Siohan (alto) et Grandjany (harpe) MM. René Le Roy (flûte), R. Siohan (alto) et Nicole Delorme (harpe) MM. Robert Hériché (flûte), Robert Siohan (alto) et Marcelle Gaudais (harpe) M. René Le Roy (flûte), M. Macon (alto) et Nicole Delorme (harpe) M. Le Roy (flûte), Mlle Alice Merckel (alto) et Lili Laskine (harpe) Paul Rémond (flûte), P.L. Neuberth (alto) et Mlle Marcelle Gandais (harpe) MM. René Le Roy (flûte) et Emile Macon (alto), Mme Bertile Auffray-Robert (Concert de la harpiste , prix Henriette Renié) M. Herbin van Boterdael (flûte), Gaston Jacobs (alto), Juliette Craps (harpe) et Germaine Schellinx (violon)

L'amertume pour voix, hautbois, clarinette, violoncelle et piano joué par :

- Mmes Nespoulous-Reynard et Arnould-Roelens, MM. Combrisson, Grass et Pasquier - Mme Suzanne Peignot (chant), M. Painboeuf (hautbois), M. Claro (clarinette), Mme Briclot-Simonot (violoncelle), Mme d'Aleman (piano) - Mme Vié (cantatrice), Mlle Cartier (violoncelle), M. Stien (hautboiste), M. Gautier (Clarinettiste) et M. René Gautier ( pianiste) - Mme Suzanne Peignot et l'auteur (probablement la réduction pour piano)

Œuvres pour flûte et violon jouées par :

M. Fleury (flûte) et Mlle Jeanne Gautier (violon) M. Leroy (flûte) et Mlle Gautier (violon) Louis Fleury (flûte) and André Mangeot (violon) Jan Merry (flûte) et Colette Frantz (violon) M. Carivenc (flûte) et Mlle Gautier (violon) M. Boo (flûte) et Hélène Arnitz (violon)

Quintette pour quatuor à cordes et piano joué par :

- Mlle Gautier (violon), Mlle Daudens (violon), Mlle Meillard (alto), Mlle Cartier (violoncelle) et M. René Gautier (piano) - MM. René Le Roy (flûtiste, il joue aussi d'un instrument à cordes ou du piano), Louis Bas, Achille Grass, Jules Vialet, Ed. Hénon - Mlles Jeanne Gautier (violon) et Lucette Meillard (alto), MM. René Gautier (piano), André Gautier (clarinette et probablement un instrument à cordes) et Jean Llobell (un instrument à cordes)

Œuvres pour clarinette et violoncelle (Spleen), ou pour clarinette seule jouées par :

M. Gautier (clarinette) et Mlle Cartier (violoncelle) M. Leclerc (clarinette)

Œuvres pour Flûte, Violon et Piano jouées par :

M. Georges Boo (flûte), Mlle Hélène Arnitz (violon) et Mme Daval (piano) M. Georges Boo (flûte), Mlle Gautier (violon) et probablement Mme Jacqueline Blancard au piano

Œuvres pour Flûte, Clarinette et harpe jouées par :

M. René Le Roy (flûte), M.Leclerc (clarinette) et Mlle Lili Laskine (harpe)

Œuvres pour violon, alto et violoncelle jouées par :

Mlle Hélène Arnitz (violon) et M. Daval (alto) et Mme Edwige Bergeron (violoncelle)

Concert du 17 mai 38 : avec le concours de Mme Jacqueline Courtin (chant), Mme Jaqueline Blancard (piano), Mlle Jeanne Gautier (violon), MM. L. Bleuzet, Georges Boo (flûte), Cahuzac, Marchésini

Musiciens qui ont interprété ses œuvres, classés par instrument joué

 

Cantatrices :

Mlle Valentin Mme de Wieniawska Mme Fourgeaud-Grovlez Jane Bathori Mme Marcelle Vié Mlle de Jonquières Mme Marthe Lebasque Suzanne Peignot J. Courtin Mme Jacqueline Courtin

Pianistes :

Jane Mortier - piano Pleyel Mme Arnoult-Roelens Mlle Colette Daval Jeanne Leleu L'auteur, Ladislas de Rohozinski Jaqueline Blacard Mlle Aron Marcelle Herrenschmidt (1er prix du conservatoire de Paris) Mme Loiseau Mlle Clémence Delbouille M. Gautier A. Labinsky Mme d'Aleman M. René Gautier Mlle Divna Gavrilovitch Mme Jaqueline Blancard

Violonistes :

Mlle Corrie Psichari Mme Siohan-Corrie Psichari M. Emile Loiseau (violon-solo à l'opéra et aux concerts du conservatoire) Mlle Stéphanie Berr de Turique Mlle Yvonne Daudens Mme M. Joviaux de Scheemaeker Mlle Jeanne Gautier Hélène Arnitz Germaine Schellinx André Mangeot Colette Frantz M. Henry Wagemans

Violoncellistes :

Mlle Anna Nehr Mme Alazard-Nehr (1er prix du conservatoire de Paris) Mlle Anita Cartier Mme Briclot-Simonot Mme Edwige Bergeron M. Umberto Benedetti

Flûtistes :

M. René Le Roy M. Robert Hériché Paul Rémond M. Herbin van Boterdael M. Fleury Jan Merry M. Carivenc M. Georges Boo

Harpistes :

Mlle Lili Laskine de l'Opéra Mme Jeanne Dalliès Mme Paterson-Strobants Grandjany Nicole Delorme Marcelle Gaudais ou Gaudais Mme Bertile Auffray-Robert (prix Henriette Renié) Juliette Craps

Altistes :

Robert Siohan (altiste et aussi chef d'orchestre) M. Emile Macon Mlle Alice Merckel P.L. Neuberth Gaston Jacobs Mlle Lucette Meillard M. Daval Hautboïstes : M. Painboeuf M. Stien

Clarinettistes :

M. André Gautier M. Claro M. Leclerc

Direction orchestrale :

" Omphale " et " Conte fantasque " sous la direction de M. Léon Jehin (Maître de Chapelle de S.A.S. le Prince de Monaco)

musiciens dont on ne connaît pas précisément l'instrument :
musicien ayant joué L'amertume pour voix, hautbois, clarinette, violoncelle et piano : Mmes Nespoulous-Reynard et Arnould-Roelens, MM. Combrisson, Grass et Pasquier Concert du 17 mai 38 : avec le concours de MM. L. Bleuzet, Cahuzac, Marchésini
Musiciens ayant joué une œuvre pour violon et piano : Hélène Favory et Yvonne Curti
Musiciens ayant joué le Quintette pour quatuor à cordes et piano : - M. René Le Roy (flûtiste jouant probablement aussi d'un instrument à cordes ou du piano), Louis Bas, Achille Grass, Jules Vialet, Ed. Hénon - André Gautier (clarinette et ) et Jean Llobell ( )

Lieux fréquentés par Ladislas de Rohozinski

 

Pendant ses études s'est lié avec Ravel, Déodat de Séverac (1872-1921), Albert Roussel (1869-1937) et les musiciens de la Schola Cantorum

Café littéraire " café des Tourelles " vers Passy en janvier 1919 fréquenté par : les poètes : Joachim Gasquet, Fernand Mazade, Charles Derennes, Xavier de Magallon, Drieu la Rochelle les romanciers : Edmond Jaloux, Eugène Monfort, Marc Elder, les critiques : Louis Vauxcelles, Gabriel Boissy, Waldemar Georges le compositeur : Ladislas de Rohozinski les peintres : Fauconnet, Pierre Laprade, Henri Lebasque, Pierre Girieud (1876-1948), Favory et Alfred Lombard (1884-1973)

Journal " L'événement " en tant que chroniqueur musical " brillant et apprécié " en janvier 1919, février, avril 1920

1er mai 1920 première publication de la nouvelle revue " L'amour de l'Art " rubrique " vie musicale " sous la direction de L. Rohozinski chronique théâtrale : Edmond Jaloux autres collaborateurs : Mme la comtesse de Noailles, Roger Allard, Louis Bertrand, Paul Boncour, Jacques Copeau, Georges Duhamel, Elie Faure, André Gide, Daniel Halevy, André Lhote, Xavier de Magallon, Léon Rosenthal, Paul Signac, Albert Thibaudet, Paul Valery et Jean-Louis Vandoyer illustrateur : M. Favory, Friesz, Girieud, Laprade, Lombard, Manguin, Marquet, Luc-Albert Moreau, Dunoyer de Segonzac, Signac et Vuillard. Directeur : Louis Vauxcelles Pierre Girieud a peint le compositeur en 1921 et un article est paru en 1926 dans la revue "l'Amour de l'art" avec la reproduction du tableau.

En mai 1923 : " ….. a dirigé jusqu'à ces derniers temps la musique au Cinéma du Cirque d'Hiver … " Chargé des mêmes fonction à partir de mai 1923 au cinéma Montrouge-Palace (Comédia, mai 1923) " L'inauguration du Ba-Ta-Clan Cinéma est fixée au samedi 13 avril 1926, en soirée. Le premier programme comprendra Monte là dessus et le Maître du Logis, les actualités, en attractions les fameux Anserouls et l'orchestre de Rohozinski. Des films classiques et populaires suivront. " (l'Etoile belge, Bruxelles, 2 avril 1926)

Pierre Borel du journal Comedia, en été 1925 cite la collection de L. Rohozinski qui possède entre autres un portrait de Jenny Le Guillou fait par Eugène Delacroix (en rapport avec les albums disparus du " Journal " d'Eugène Delacroix).

Novembre 1926 : parution des deux tomes de " Cinquante ans de musique française (1874-1925) " édité à la Librairie de France, 110 boulevard Saint-Germain, Paris, sous la direction de Ladislas Rohozinski. Tome I : par Louis Laloy, Henri Malherbe, Jacques Bindejont-Offenbach et Emile Vuillermoz Tome II : par Pierre Hermant, Charles Keochlin, André Coeuroy, René Dumesnil, Raymond Charpentier, Georges Chepfer et Henry Prunières

 

Critiques qui ont cité et apprécié la musique de Ladislas de Rohozinski Waldemar Georges (1916) Louis Vuillemin de La Lanterne (1920), de Paris Soir (1926) Henry Février de La Renaissance (1920) Brighanteau de (illisible) rue d'Enghien, Paris, (1920) Pasquin (1921) Henri Collet de Comoedia (1921 …) Robert Dezarneaux de La Liberté (1921, 1925) Jean Poueigh de La République (1921) P. de L. du Ménestrel (1921) Jean Poueigh (1876-1958) élève de Vincent d'Indy (1851-1931) de Comoedia (1922) André Coeuroy de L'Ere Nouvelle (1922) Dominique Sordet de la Semaine musicale (1923) Roland Manuel de la Quinzaine musicale (1923) et de l'Eclair (1924) Maurice Imbert du Courrier musical (1923) Henri Collet de La Musique de Chambre (1923) Paul Landormy de La " victoire " musicale (1923) Maucie Boucher du Monde musical (1925) Florent Schmidt de la Revue de France
Journaux qui ont salué son talent Le Petit Niçois - 1916, 18 Le Journal - 1916, 18 Le Petit Monégasque - 1916, 18, 19 Le Matin - 1916 Le Feu - 1918, 19 L'Eclaireur - 1918 Le Courrier Musical - 1919, 1920, 1921 Le Petit Marseillais, 1919 L'Intransigeant - 1919, 1920, 1923 Le Temps - 1919 Le Soleil du Midi - 1919 L'Eclair - 1919, 1920, 1921, 1922, 1923, 1924 Comaedia - 1919, 1920, 1921, 1922, 1923, 1924, 1925, 1926 L'Evènement - 1919 La Liberté - 1920, 1921, 1925 Journal de Pékin - 1920 La Lanterne - 1920, 1921, 1922 Eclaireur de Nice - 1920 New York Hérald - 1920 La Renaissance - 1920 Le Petit Provençal - 1920 La République - 1921 Le Ménestrel - 1921, 1922, 1923, 1924, 1926 Radical - 1921 Revue Musicale de Lyon - 1921 L'Ere Nouvelle - 1922 Echo de Paris - 1922, 1925, 1926, 1938 Musique et Instruments - 1922 Excelsior - 1922, 1925 Gaulois - 1922, 1923, 1926 La Revue Musicale - 1922 parution de " Quatre Mélodie " chez Hamelle Le Républicain de l'Heure - 1922 L'officiel artistique et théâtral, Bruxelle - 1922 pour publication album de musique illustré La semaine musicale - 1923 La Quinzaine musicale - 1923, 1924 Le Guide du concert - 1923 Le courrier musical - 1923, 1924, 1925, 1926 La musique de chambre - 1923 La revue de France - 1924 Les arts et la vie (p. 612, 613, 614) de Florent Schmitt (cite huit petites pièces pour piano en détail) La " Victoire " musicale - 1924 Bulletin bibliographique semestriel des éditions Maurice Senart - 1924 Le Figaro - 1925 L'indépendance Belge - 1925 Le monde musical - 1925, 1926 L'Eclaireur du soir - 1925 Les Tablettes de la Schola - 1926 La semaine à Paris - 1926 Paris Soir - 1926 Carnet de la T.S.F. - 1926 (pour annonce de radio diffusion) L'Etoile Belge, Bruxelle - 1926 (au sujet du Ba-Ta-Clan, cinéma) Petit Journal - 1926 Chantecler - 1926 La Presse - 1926 La Revue universelle - 1926
Amis et personnes qui l'ont cité Pierre Girieud est un peintre autodidacte français au parcours singulier qui a contribué à la naissance de la peinture moderne de 1900 à 1912. Ce site propose de faire découvrir ou mieux connaître cet artiste. Il aborde sa vie et son oeuvre en différenciant périodes ou disciplines. Des listes thématiques ou chronologiques des oeuvres, des expositions et de sa bibliographie permettent d'accéder à une connaissance plus approfondie du peintre et de ses relations avec le monde de l'art. Les tableaux et oeuvres reproduits sur ce site sont de Pierre Girieud Les illustrations agrémentant la présentation sont de Lucie Girieud http://www.pgirieud.asso.fr/francais/presenf.htm http://www.edartiguelongue.freesurf.fr/souvenir/souv1.htm

Gabriel BOISSY, écrivain Recherche de février 2005 http://www.up.univ-mrs.fr/ http://www.up.univ-mrs.fr/tresoc/ http://www.up.univ-mrs.fr/tresoc/Libre/Libr0020.htm http://www.up.univ-mrs.fr/tresoc/Libre/integrale/Libr0020.pdf

Gabriel Boissy
LE SECRET DE MISTRAL Centre International de l'Écrit en Langue d'Oc
" La branco dis aucèu... MISTRAL. Il était beau, d'une beauté sereine de chef. Parce qu'il portait, fidèle aux formes de son jeune temps, la barbiche à l'impériale, des niais, qui ne savent que regarder sans voir, s'en allaient clabaudant qu'il avait une tête de vieux soldat. Les photographies, fatalement, donnèrent dans cette pauvre exactitude mais trop de peintures et de sculptures aussi. Les artistes cependant auraient dû sentir l'âme qui magnifiait ces traits impérieux et les illuminait de calme toujours, d'enthousiasme rarement. Combien en est-il de ces effigies glacées qui ne nous rendent rien de plus qu'un visage figé dans une époque? Et pourtant quelle auréole entourait ce prince de jeunesse jadis, hier encore ce patriarche qui, dans son village, recevait l'univers en souriant; quelle majesté enfin sur cette face olympienne, si rarement mais si profondément émue, et qui, à tous moments dressée vers le ciel dans un mouvement d'ostensoir, faisait irrésistiblement penser à Vercingétorix, au chef des Gaules fier et calme... Qui ne l'a vu dire un poème de sa langue ou chanter "la Comtesse"? Alors s'irradiait le devin. Il devenait, en vérité, selon la parole inspirée de Madame de Noailles, le centre de sa terre: Tout ton pays descend de toi Les narines gonflées humaient le vent, son frère, comme un souffle des destinées, la face et les regards portaient plus haut que l'homme, mais le sourire accueillait les hommes. Une bonne humeur sereine, qui ne s'étonnait de rien, absorbait toutes choses, les meilleures et les pires, afin d'en tirer grand œuvre et poésie selon le secret. Chacun se taisait. Venus sceptiques et forts de leur gloire, les plus grands étaient bientôt dominés, assujettis plutôt par le rayonnement émané de cette tête de haut Gaulois. Fantôme déjà, Mistral échappe dès maintenant même à ceux qui l'ont connu et pour que s'effacent un peu les pauvres effigies habituelles j'essaierai, avant de chercher son secret, de tirer d'entre les ombres des souvenirs, quelques images plus vraies.

RENCONTRES La première fois que je le vis ce fut à Maillane. Nous avions échangé quelques lettres. Paul Mariéton, son vrai prophète, le seul qu'il ait invoqué solennellement à la fin du symbolique Lion d'Arles, m'avait envoyé vers lui et j'arrivais accompagné d'amis, parmi lesquels le Dr Grangier et le compositeur Ladislas Rohozinski. On nous dit: " Le Maître est allé se promener vers les Alpilles. Il va bientôt rentrer ". Nous l'attendîmes sur la route. Bientôt il parut, grand, l'allure d'un jeune homme, le chapeau relevé, la veste sur l'épaule, tel Calendal, les traits de loin épanouis en bon accueil, et il portait une touffe de ces roseaux fleuris qui croissent dans les ruisseaux et dont le dessin est si pur. - Les roseaux du Christ, nous dit-il en souriant. Et il nous invita à trinquer dans sa maison. L'année suivante, c'était en 1905, nous étions partis d'Arles avec lui et le même Mariéton pour nous rendre au mas de Cabane en Camargue, chez le comte de Chevigné, où sa fille Marie-Thérèse, émule des princesses de cours d'amour, elle était en ce temps-là, reine du Félibrige, habitait. Le landau arlésien, au clair tendelet frangé et brimbalant, roulait sans bruit sur le sable du chemin. Le soir tombait sur l'étendue; le silence nous prenait, et Mistral longuement, de ses l a rges narines, humait cette profonde paix. Tout à coup, d'une cabane écartée, vif comme un faon, un chant bondit; un jeune homme, quelque familier des gardians camarguais sans doute, chantait Magali: " 0 Magali ma tant amado... " Nous regardions Mistral et ne le reconnaissions plus. Les narines s'étaient encore dilatées, les yeux portaient au loin, noyés d'extase; la face baignée de bonheur il s'abandonnait à sa propre incantation. Mariéton, sans plus dire, bégaya un " pschut " à peine perceptible tandis qu'au pas des chevaux la mélodie adorable s'effaçait sur le silence revenu. "